Les dernières données de l’étude Esteban menée par Santé publique France montrent que l’inactivité physique et la sédentarité gagnent du terrain et les femmes sont les plus concernées par cette tendance.En 10 ans, la proportion de femmes physiquement actives a baissé de 16 %.

Cette baisse de l’activité physique chez les femmes s’observe quelque soit le niveau de diplôme et la catégorie d’age. A l’inverse chez les hommes le niveau d’activité physique a augmenté chez les 40-54 ans et reste stable dans les autres classes d’âge.

Les résultats indiquent qu’en 2015, 53 % des femmes et 70 % des hommes atteignaient les recommandations de l’OMS en matière d’activité physique.

Un niveau de sédentarité élevé associé à un niveau d’activité physique bas augmente les risques de maladies. Sur cet indicateur en 2015 en France 22 % des femmes cumulent ces deux facteurs de risques contre 17 % des hommes.

Et chez les enfants et les adolescentes
Le niveau global d’activité physique des enfants varie en fonction des classes d’âge. Les plus jeunes sont moins nombreux à être inactifs, en comparaison de leurs aînés. La baisse de l’activité physique avec l’avancée dans l’age touche davantage les filles.

Dans la tranche d’âge des 15-17 ans, 69,1 % des adolescentes sont physiquement inactives et seules 15,4 % d’entre elles pratiquent au moins 60 minutes d’activité physique par jour.

Des raisons multifactorielles
On n’a jamais autant parlé en effet des initiatives sportives en faveur des femmes, de leur engouement pour le running, des compétitions féminines de plus en plus médiatisées et pourtant les indicateurs de santé publique indiquent que plus d’une femmes sur 5 cumulent sédentarité et inactivité physique.

Le manque de temps et le rythme de vie des femmes sont très souvent des freins à la pratique d’une activité physique. En effet, les femmes continuent de consacrer en moyenne plus de temps que les hommes aux tâches ménagères et parentales.

Il est aussi à noter que les mères seules sont de plus en plus nombreuses en France. 85 % des familles monoparentales sont composées de mères seules et parmi elles, 30% vivent sous le seuil de pauvreté. Le temps et le budget deviennent des freins d’accès à la pratique d’une activité physique dans ces familles monoparentales.

L’absence de références, de modèles à qui s’identifier, et le manque d’offre ou de créneaux horaires attrayants sont des raisons évoquées pour justifier le décrochage de la pratique sportive à l’adolescence.

Et enfin n’oublions pas que la persistance de stéréotypes de genre pourrait expliquer l’absence de mixité dans certaines disciplines dès le plus jeune âge. Pratiquer un sport « masculin » est d’autant plus difficile pour les jeunes filles qu’elles peuvent renvoyer physiquement une image non conforme à la norme corporelle féminine .

Innovations dans les programmes d’activité physique
Les femmes actives exercent majoritairement l’activité physique le week-end et par leurs propres moyens c’est à dire que la pratique de l’activité physique est non encadrée par des professionnels.

Au vu de ces constats il faut innover et proposer aux femmes des activités physiques :

  • adaptées à leur agenda et budget
  • encadrées  dans la mesure du possible par des professionnels .

A l’avenir des programmes  pour développer la pratique de « l’ activité physique des femmes » devront se développer  au sein des entreprises .

L’autre axe serait de permettre aux mères de famille de pratiquer plus facilement une activité sportive. Le principe serait de proposer, sur les mêmes créneaux horaires, deux types d’activités sportives, l’une à destination des femmes et l’autre des jeunes enfants.

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