Alcool et cancer du sein

alcool et cancer du sein

Alcool et cancer du sein  : les chiffres
Suite aux dernières communications des médias français sur la thématique « consommation d’alcool et cancer du sein »,  nous vous proposons dans cet article une synthèse de l’état des connaissances et de ce qu’il faut savoir sur « alcool et cancer du sein ».

Les cas de cancer du sein imputables à l’alcool représentent près de 8 080 cas chaque année en France.
En effet l’alcool est responsable de deux fois plus de cancers du sein que de cancers du foie.
L’alcool augmente le risque de développer 7 cancers différents (sein, fois, colon/rectum, bouche, pharynx, œsophage, larynx).

En France, on considère que 58% des cancers de l’œsophage, 16% des cancers du côlon et du rectum et 15% des cancers du sein sont dus à la consommation d’alcool.

Alcool et cancer du sein : mécanismes
L’alcool est classé cancérigène pour l’Homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). L’éthanol contenu dans les boissons alcoolisées est transformé dans l’organisme en composés favorisant le développement de cancers.
Les bactéries et les levures présentes dans la cavité buccale et la partie terminale de l’intestin disposent d’enzymes catalysant la transformation de l’alcool en acétaldéhyde. Ce n’est pas l’alcool lui-même mais l’accumulation d’acétaldéhyde qui est toxique.
Une hygiène buccale déficiente favorise la présence dans la bouche de la flore responsable de l’accumulation locale d’acétaldéhyde à partir de l’alcool.

Après son absorption intestinale, l’alcool est oxydé au niveau du foie et éliminé.

Lors de la saturation du foie, l’alcool se dirige vers des «bretelles» de délestage, où sévissent des radicaux libres, espèces réactives susceptibles de provoquer cassures et atteintes des systèmes de réparation de l’ADN avec prolifération anarchique des cellules.
Le stress oxydant lié à l’hyperproduction de radicaux libres lors du métabolisme de l’alcool par cette voie est ainsi une cause majeure de cancer hépatique. Par le même phénomène, l’alcool potentialise l’effet cancérogène des substances toxiques qui peuvent être contenues dans les aliments ou les médicaments.

Le mésusage d’alcool agit aussi sur l’équilibre hormonal avec un rôle favorisant le cancer du sein. L’une des principales manières dont l’alcool peut favoriser le développement du cancer du sein est l’augmentation des niveaux d’œstrogène dans le sang. Le tissu mammaire est sensible aux effets de l’œstrogène et il a été montré que l’exposition à l’œstrogène joue un rôle dans l’apparition du cancer du sein.

Cancer du sein : des facteurs de risques multiples
Le risque de cancer chez les consommateurs de boissons alcoolisées varie selon le profil génétique. L’alcool semble interagir avec divers facteurs de risque extérieurs.
Les éléments suivants sont susceptibles d’avoir une influence :

  • La quantité d’alcool consommée
  • Le type d’alcool consommé

Le cancer peut donc apparaître à la suite d’une interaction entre des facteurs génétiques propres à un individu et une variété d’agents cancérigènes extérieurs. L’association entre alcool et risque de cancer doit donc avoir lieu sachant que le cancer n’est pas une maladie qui a une cause unique.  Ce qui est certain c’est que moins vous buvez d’alcool, plus vous réduisez votre risque de développer un cancer du sein.

Se relaxer / faire de l’activité physique pour réduire sa consommation d’alcool / le risque de développer un cancer du sein  

Les femmes vont consommer de l’alcool pour de nombreuses raisons comme par exemple :  « diminuer le stress et l’anxiété « .

Alors mesdames , vous avez besoin de vous détendre après une dure journée?

L’exercice physique agit sur les systèmes nerveux et endocrinien qui sont intimement liés à la santé mentale.L’effet apaisant de l’exercice serait ressenti avec plus d’intensité chez les personnes stressées ou anxieuses de même que chez les sédentaires.
Ainsi, la pratique régulière d’activité physique permet d’avoir une bonne image de soi sur le plan physique (habileté, force, endurance, apparence). L’ensemble des réactions physiques et biochimiques que provoque l’exercice aurait un effet positif sur l’estime de soi. L’exercice aide aussi à mieux dormir, ce qui a une incidence non négligeable sur la santé mentale.

C’est à vous de jouer #plaisir

 

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